Sa fiche sur Geneanet
Nicole TORCOL : une ancêtre à 11 générations
Une lignée qui traverse trois siècles ancrées dans le Nivernais.
Sosa : 1 181
- Née le dimanche 6 septembre 1654 à Pougny (Nivernais)
- Baptisée le même jour à l’Eglise catholique Saint Vincent (paroisse de Pougny)
- Mariée le dimanche 18 janvier 1671 à Pougny (Nivernais) avec son oncle Antoine CHEVALIER à l’âge de 17 ans
- Décédée le vendredi 17 mars 1713 à Saint-Martin-du-Tronsec (Nivernais) à l’âge de 58 ans
- Inhumée le même jour à l’Eglise catholique Saint Martin (paroisse de Saint-Martin-du-Tronsec)
Ascendants de Nicole TORCOL (jusqu’aux grands-parents)
Génération 2
2 – Jacques TORCOL 1615-1654
3 – Jeanne Louise DUPUIS 1610-1661
Génération 3
4 – Pierre TORCOL 1600-1625
5 – Marie LAUGÈRE 1600-1627
Son enfance à Pougny
l y a 372 ans, le dimanche 6 septembre 1654, naissait Nicole TORCOL, au domicile de ses parents, Jacques TORCOL et Jeanne Louise DUPUIS.
Elle est baptisée le jour même en l’église Saint-Vincent. Elle passe ses premières années auprès de ses parents et de sa sœur Edmée, dans un environnement rural où la famille, la paroisse et la communauté occupent une place essentielle.
En 1671, alors qu’elle vient d’avoir 17 ans, Nicole perd sa mère, Jeanne Louise DUPUIS.
Cette disparition constitue une épreuve importante dans son adolescence, au moment où elle s’apprête à franchir une nouvelle étape de son existence. Son enfance s’est ainsi déroulée au cœur du Nivernais rural du XVIIᵉ siècle, entre le foyer familial, les relations de voisinage et les traditions de la communauté paroissiale.
Nicole TORCOL et Antoine CHEVALIER ; Un mariage consanguin
Le dimanche 18 janvier 1671, à Pougny (Nivernais), Nicole TORCOL, âgée de seulement 17 ans, épouse Antoine CHEVALIER.
Ce mariage présente une particularité généalogique importante : Antoine CHEVALIER est l’oncle de Nicole TORCOL. En effet, Marie LAUGÈRE occupe deux places dans l’arbre généalogique de Nicole : elle est à la fois sa grand-mère et la mère d’Antoine CHEVALIER. Le mariage unit donc Nicole à son oncle, ce qui constitue une union entre proches parents qui nécessitait à cette époque une dispense de parenté.
Ce mariage marque aussi une nouvelle étape dans la vie de Nicole. La même année, elle perd sa mère, Jeanne Louise DUPUIS, disparition qui intervient alors qu’elle est encore très jeune.
Une famille profondément enracinée à Saint-Père Pendant plus de vingt ans, de 1673 à 1694, les registres témoignent de l’agrandissement de cette famille dans la même paroisse.
- Loup CHEVALIER (1673–1713)
- Edmé Pierre CHEVALIER (1675–1748)
- Pierre CHEVALIER (1678–1748)
- Marie CHEVALIER (1681–1681)
- Louis CHEVALIER (1683–1686)
- Martin CHEVALIER (1685–1742)
- Étienne CHEVALIER (1688–1760)
- Paul CHEVALIER (1691–1759)
- Jean CHEVALIER (1694–1700)
Saint-Père devient ainsi le berceau de la génération issue de Nicole TORCOL et d’Antoine CHEVALIER. Les neuf enfants connus y voient le jour, même si certains connaissent une existence très courte. Les survivants atteignent l’âge adulte et deviennent à leur tour les maillons d’une descendance qui permettra de poursuivre l’histoire familiale.
Ses dernières années à Saint-Martin-du-Tronsec
Après le décès de son époux Antoine CHEVALIER en 1707, Nicole quitte Saint-Père, où elle avait élevé sa famille, pour s’installer à Saint-Martin-du-Tronsec. Elle y passe les dernières années de son existence.
Le vendredi 17 mars 1713, Nicole s’éteint à l’âge de 58 ans.
Elle est inhumée le même jour au cimetière de l’église Saint-Martin, dans la paroisse de Saint-Martin-du-Tronsec. Son parcours s’achève ainsi dans ce village où elle avait trouvé un nouveau lieu de vie après la disparition de son époux.
Nicole TORCOL : son époque, son territoire
Un parcours géographique concentré
Nicole a vécu principalement dans le Nivernais, entre Pougny, Saint-Père et Saint-Martin-du-Tronsec. Elle naît en 1654 et passe son enfance dans son village natal, où elle est également baptisée et se marie en 1671. Après son union avec Antoine CHEVALIER, elle s’établit à Saint-Père. C’est là que naissent ses enfants et qu’elle achève son existence en 1713.
Son itinéraire reste donc relativement proche : Pougny →Saint Père→Saint-Martin-du-Tronsec.
Dans ce territoire rural, la population vit principalement de l’agriculture et de l’élevage. Les hameaux, les terres cultivées et les chemins relient les communautés villageoises, tandis que la paroisse constitue un élément central de la vie collective.
La paroisse au cœur du quotidien
La religion catholique occupe une place importante dans la société du XVIIᵉ siècle. Pour Nicole, les registres paroissiaux permettent de suivre plusieurs étapes essentielles de son parcours : baptême, mariage et sépulture. L’église n’est pas seulement un lieu de culte : elle constitue également un repère pour la communauté et accompagne les grandes étapes de l’existence.
Une femme du XVIIᵉ siècle
Nicole TORCOL traverse près de six décennies sous le règne de Louis XIV, dans une période marquée par les guerres, les difficultés économiques et plusieurs crises alimentaires. Pourtant, son histoire personnelle demeure avant tout celle d’une femme du Nivernais rural, dont l’existence s’organise autour de la famille, du village et de la paroisse. Son parcours, géographiquement modeste, illustre ainsi la vie de nombreuses familles rurales du XVIIᵉ siècle : des générations qui se succèdent dans un même territoire, au gré des mariages, des naissances et des décès.


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